Bassinet Turquin Paysage


UN BATIMENT EST UNE MONTAGNE II

Type : Patio et abord
Ville, pays, date, emprise du site : Paris, France, 2011-2012, 3000 m2
Mission : Esquisse, Permis de construire, DCE
Maître d’ouvrage : COGEDIM, SODEARIF

Equipe de maîtrise d’œuvre :
Architectes mandataires : Gausa+Raveau Actarquitectura
Architecte associés : Avenier Cornejo Architectes
Paysagiste : Bassinet Turquin Paysage
AMO HQE : Franck Boutté
BET Fluide : CFERM ingenierie



Une communion avec le parc

Au regard du contexte urbain et paysager, il s’agit d’établir un dialogue entre le paysage de l’îlot E8 et le parc Martin Luther King. Dans son ensemble, la palette végétale du projet s’inscrit dans la thématique automnale qui caractérise le parc en cet endroit. La strate arborée est composée d’essences principalement caduques aux couleurs automnales marquées. La strate arbustive et herbacée est constituée d’un mélange composite. Les essences persistantes maintiennent la stabilité du couvert végétal tandis que les essences caduques apportent des variations de formes et de couleurs en fonction des saisons. D’une manière générale la stratégie est de multiplier les différentes strates de végétations et d’établir une connexion botanique avec le parc.

Une Montagne

A l’échelle de l’îlot le projet est guidé par un raisonnement écologique. Les différentes strates de végétation associées à la verticalité et à l’altitude d’un bâtiment peuvent se rapprocher, d’un point de vu écologique, des conditions « abiotiques » d’un relief montagneux. On retrouve les mêmes contraintes en termes d’exposition à l’ensoleillement et aux vents, d’épaisseur réduite du substrat, de gestion des eaux pluviales. L’analyse de ses facteurs est déterminante dans la définition des ambiances et des palettes végétales. La gradation verticale de la végétation s’effectue de manière progressive. Dans la nature, la limite de BATIGNOLLESl’aire de répartition entre deux espèces n’est jamais tranchée. Entre l’étage du bouleau et l’étage du sapin, il existe une zone de transition écologique où les deux espèces se mélangent. Ainsi, dans le projet, les jardins sont composés d’une succession de deux types d’arbres répondant à ces exigences :
- Au rez-de-chaussée, les frênes, présents dans le parc à proximité de la parcelle, se croisent avec les érables.
- Au premier étage, les érables côtoient des nothofagus.
- Au troisième étage les nothofagus rencontrent les bouleaux.
- Au neuvième étage, les bouleaux se mélangent avec les pins.
- Au douzième étage, seuls les pins restent.

Un bâtiment

Le projet s’adapte aux spécificités topographiques, techniques, et programmatiques de chaque étage. Au rez-de-chaussée les deux allées piétonnes privées de desserte des halls d’entrée des logements sont végétalisées grâce à des plantations le long des clôtures. Dans les cas où l’espace disponible le permet nous privilégions les talus aux murs.